Baisse de forme mentale de Bagnaia en MotoGP 2025 sous pression de Marc Marquez : analyse complète

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Baisse de forme mentale de Bagnaia en MotoGP 2025 sous pression de Marc Marquez : analyse complète

La saison 2025 de MotoGP aura été bien différente de ce que Francesco Bagnaia et ses partisans espéraient. Alors que le champion du monde 2022 et 2023 entamait l’année avec l’ambition de défendre ses titres face à une concurrence renforcée par l’arrivée de Marc Marquez dans l’équipe officielle Ducati, la réalité fut bien plus cruelle. Le pilote italien a non seulement vu ses rêves de titre s’envoler, mais il a également dû affronter une déferlante de questions sur sa forme mentale et sa capacité à gérer la pression exercée par son légendaire coéquipier.

Les statistiques ne mentent pas : alors que Marquez a décroché son septième titre en catégorie reine avec 11 victoires en 18 Grands Prix, Bagnaia a terminé cinquième du championnat après cinq courses consécutives sans marquer le moindre point. Cette contre-performance a alimenté un débat intense dans le paddock : la baisse de forme de Pecco est-elle avant tout d’ordre psychologique, ou s’agit-il d’un problème purement technique lié à la GP25 ?

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Le fossé s’est creusé dès les premiers tours de roues

Dès le premier Grand Prix de la saison en Thaïlande, les signaux d’alerte se sont multipliés pour Bagnaia. Le pilote se plaignait déjà d’un feeling inhabituel avec sa Desmosedici GP25, une moto qui semblait avoir changé de tempérament par rapport à la version précédente. Pendant ce temps, Marc Marquez s’adaptait avec une facilité déconcertante, remportant des victoires et des poles avec une régularité impressionnante.

Le contraste entre les deux hommes s’est rapidement accentué. Marquez collectait les succès, les records et surtout, l’attention de l’équipe et des médias. Bagnaia, lui, sombrait dans une spirale de doutes et de résultats décevants. La situation a atteint un point critique lors des qualifications du Grand Prix de Barcelone, où il a échoué à se qualifier pour la Q2 pour la deuxième fois consécutive, décrochant sa deuxième pire qualification de la saison.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Victoires en Grand Prix : Marquez 11, Bagnaia 2
  • Poles : Marquez 6, Bagnaia 3
  • Podiums : Marquez 16, Bagnaia 8
  • Points totaux : Marquez 498, Bagnaia 288

Cet écart considérable a mis énormément de pression sur les épaules du champion italien, qui n’a jamais réussi à trouver de réponses satisfaisantes à ses problèmes.

L’impact psychologique de la domination de Marquez

Selon Hervé Poncharal, le vétéran patron de l’équipe Tech3, la baisse de forme de Bagnaia est “en grande partie dans sa tête”. L’homme qui a vu grandir de nombreuses stars de la MotoGP ne croit pas à une explication purement technique. “Il y a beaucoup qui se joue dans la tête, beaucoup, beaucoup, beaucoup”, a-t-il déclaré sur la diffusion officielle de MotoGP.

Poncharal explique que voir son coéquipier dominer systématiquement peut créer un choc psychologique majeur. “Quand vous avez des difficultés, quand il y a parfois un point d’interrogation dans votre tête, et que vous voyez le gars d’à côté qui gagne, qui fait des poles, qui est le plus rapide à chaque séance, et que ce que vous dites n’est pas si bien écouté…”.

Le Français cite l’exemple de Valentino Rossi à l’époque Yamaha : “Quand j’étais chez Yamaha, il y avait quatre Yamaha. Valentino gagnait chaque course, chaque championnat, et les trois autres pilotes étaient complètement perdus. Et ils étaient sur la même machine, je peux vous l’assurer. Quand on montrait les données de Valentino à l’autre gars, ils disaient : ‘Je ne peux tout simplement pas faire ça’.”

Cette théorie se vérifie dans le cas Bagnaia-Marquez. Le plus inquiétant n’est pas seulement la différence de résultats, mais la manière dont Bagnaia semble avoir perdu la confiance en ses capacités et en ses demandes techniques. Le fait que ses retours soient “moins bien écoutés” par l’équipe témoigne d’un déplacement du centre de gravité technique vers le côté espagnol du garage.

La position de Ducati : entre technique et psychologie

Gigi Dall’Igna, le directeur général de Ducati Corse, a été confronté à cette question à maintes reprises. Quand on lui demande si les problèmes de Bagnaia sont “exclusivement techniques”, sa réponse est éloquente : “Tout ce qui concerne les personnes n’est jamais exclusivement technique. Il faut donc faire différents raisonnements, et nous les ferons.”

Cette déclaration est une manière diplomatique d’admettre que la dimension psychologique joue un rôle prépondérant dans les difficultés du pilote italien. Dall’Igna reconnaît que le feeling de Bagnaia n’est plus le même que l’année précédente : “Ce qui est

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.