Aston Martin confirme ne pas être au niveau des autres après des essais pré-saison difficiles

F1

Aston Martin a vécu un début de pré-saison testing très compliqué pour la saison de Formule 1 2026. Lors des essais de Bahreïn, l’équipe de Silverstone a enchaîné les problèmes techniques, limitant drastiquement son temps de piste. Mike Krack, chief trackside officer, a reconnu sans détour que l’équipe n’est « pas au niveau » des concurrents.[1]

Malgré les attentes élevées avec l’arrivée d’Adrian Newey en tant que team principal et le partenariat avec Honda, les résultats sont décevants. Lance Stroll n’a effectué que 36 tours le premier jour en raison d’un problème de power unit, et a manqué une grande partie de la troisième journée. Fernando Alonso a réalisé 98 tours le deuxième jour, mais a signé le deuxième temps le plus lent. Lance Stroll : Aston Martin « à quatre secondes » des leaders après un début difficile aux essais F1 2026.

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Les déboires techniques lors des essais de Bahreïn

Les essais pré-saison à Bahreïn ont été un calvaire pour Aston Martin. L’équipe n’a pas pu compléter un programme complet en raison de multiples incidents mécaniques. Le premier jour, Stroll a été stoppé par un souci de moteur, limitant l’équipe à un faible kilométrage.

Le deuxième jour a offert un répit avec Alonso au volant, mais le chrono reste alarmant. Stroll a déclaré : « nous sommes à quatre secondes ». Cela reflète les difficultés globales, même si les temps d’essais doivent être pris avec prudence en raison des programmes variés et des configurations aérodynamiques.

La troisième journée a vu Stroll à nouveau freiné par une panne mécanique, aggravant le retard accumulé. Au total, l’AMR26 n’a couvert que 206 tours sur les trois jours, loin des leaders comme Mercedes.[2]

Mike Krack a insisté sur le besoin d’intégration : « Nous avons une nouvelle voiture, un nouveau package, de nouveaux partenaires. Il y a beaucoup de travail devant nous ». Ces mots soulignent une prise de conscience collective au sein de l’équipe.

Malgré tout, Krack voit du potentiel : « Le package a du potentiel, nous devons travailler dur pour le libérer ». Les données collectées serviront de base pour les ajustements avant le second test à Bahreïn la semaine prochaine.

Retards dans le développement de la AMR26

Les problèmes actuels trouvent leur origine dans des retards précoces. Le programme en soufflerie pour la voiture 2026 a commencé quatre mois en retard, en avril 2025 seulement, alors que les rivaux avaient démarré en janvier. Adrian Newey a confirmé cette lacune dans cet article d’Autosport.[3]

Ce délai s’explique par la mise en service tardive du nouveau tunnel de soufflerie CoreWeave et l’arrivée de Newey en mars. L’équipe a raté les trois premiers jours du shakedown à Barcelone, ne roulant qu’au quatrième.

Pedro de la Rosa, ambassadeur de l’équipe, admet : « Nous sommes clairement en retard, à trois, quatre ou cinq secondes ». Il pointe un package global à optimiser, avec de multiples zones identifiées à Silverstone.

Malgré ces défis, de la Rosa reste optimiste : « Nous avons l’équipe, les ressources, tout en place ». L’investissement de Lawrence Stroll et le duo Alonso-Stroll doivent porter leurs fruits.

Newey tempère les attentes : la voiture de Melbourne sera très différente de celle vue à Barcelone. Ces évolutions rapides sont cruciales pour rattraper le temps perdu.

Déclarations et analyses des acteurs clés

Mike Krack, passé team principal de 2022 à 2024, est clair : « La principale chose apprise cette semaine est que nous avons beaucoup de travail à faire ». Ses propos reflètent une humilité face à la hiérarchie inconnue de 2026.

George Russell avait prédit qu’Aston pouvait rivaliser avec les « big four » (McLaren, Mercedes, Red Bull, Ferrari), mais les faits contredisent cette vision. L’arrivée de Honda comme motoriste et Newey n’ont pas encore payé.

De la Rosa insiste : « Ce n’est pas une réparation overnight. C’est beaucoup de travail, d’apprentissage, d’optimisation ». L’équipe est mieux préparée qu’avant, selon lui.

Les pilotes partagent cette vue. Stroll évoque un écart de quatre secondes, Alonso note les limitations. Ces feedbacks directs guident les priorités à Silverstone.

  • Tours complétés : Stroll 36 (jour 1) + partiel jour 3 ; Alonso 98 (jour 2).
  • Problèmes principaux : Power unit (jour 1), mécanique (jour 3).
  • Écart estimé : 3-5 secondes d’après de la Rosa et Stroll.
  • Prochain test : Bahreïn 18-20 février.

Perspectives et défis pour la saison 2026

Aston Martin aborde 2026 avec de gros moyens, mais les essais révèlent des faiblesses structurelles. Le second test à Bahreïn sera décisif pour valider les fixes prioritaires, comme l’a indiqué Krack.

L’équipe doit intégrer rapidement le nouveau châssis et le power unit Honda, dans un contexte de règles changées radicalement. La concurrence semble plus avancée, avec Mercedes en tête des chronos.

Malgré le retard, le potentiel existe. Newey, légende de la F1, peut transformer la AMR26. Les ressources financières de Stroll offrent un avantage à long terme.

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La patience sera de mise. L’équipe vise des progrès constants, avec une voiture finale très évoluée à Abou Dhabi. Le GP d’Australie (6-8 mars) sera le vrai juge.

Aston Martin a les outils pour rebondir, mais le chemin sera ardu. Les fans attendent de voir si Newey et l’équipe sauront débloquer le potentiel avant le début de saison. Ce qui compte, c’est la trajectoire ascendante d’ici Melbourne.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.