Aston Martin devrait manquer les deux premiers jours du shakedown pré-saisonnier de Formule 1 2026 à Barcelone, selon des informations révélées par Autosport. Ce test, prévu du 26 au 30 janvier au Circuit de Barcelona-Catalunya, se déroule à huis clos et limite chaque équipe à trois jours maximum de roulage. Alors que Mercedes, Audi, Alpine, Haas, Cadillac, Racing Bulls et Red Bull étaient déjà sur piste le premier jour, McLaren et Ferrari prévoient de débuter mardi.
Cette absence partielle d’Aston Martin s’explique par des retards de développement similaires à ceux de Williams, qui a annoncé bouder complètement Barcelone pour se concentrer sur Bahreïn. Malgré la présence des structures d’hospitalité de l’équipe de Silverstone sur le circuit, la monoplace ne devrait pas apparaître avant mercredi, jeudi étant une option plus probable.

Le contexte du shakedown de Barcelone 2026
Ce shakedown marque le début officiel des activités pour la saison 2026, avec des tests ultérieurs à Bahreïn les 11-13 et 18-20 février. Contrairement aux essais traditionnels, cette session de cinq jours est privée, sans public ni diffusion en direct, pour permettre aux équipes de valider leurs nouvelles monoplaces dans un cadre contrôlé.
Les équipes ont choisi leurs jours de manière échelonnée : Mercedes ouvre le bal lundi, suivie de McLaren et Ferrari mardi. Aston Martin, quant à elle, semble en retard dans sa préparation, un choix stratégique face aux défis réglementaires massifs.
Pour Williams, l’absence totale est confirmée en raison de retards sur la FW48, avec un recours aux simulations virtuelles. Cet article détaille ce que signifie cette absence pour Williams, soulignant les risques d’un démarrage en trombe retardé à Bahreïn.
Red Bull, Haas et les nouveaux entrants comme Audi et Cadillac profitent déjà de la piste, accumulant des données précieuses sur la fiabilité et l’aérodynamique.
Les défis spécifiques pour Aston Martin
Aston Martin fait face à une transition majeure avec Honda comme nouveau motoriste officiel, remplaçant Mercedes. Cette unité de puissance RA626H promet un équilibre 50/50 entre thermique et électrique, mais son intégration pose des défis.
Le châssis, allégé à 768 kg contre 800 kg l’an dernier, complique la tâche des ingénieurs. Les retards évoqués rappellent ceux de Williams, avec une focalisation sur la fiabilité avant les tests officiels.
L’arrivée d’Adrian Newey en tant que team principal ajoute de la pression. Nommé récemment à ce poste pour 2026, le légendaire designer doit orchestrer cette refonte, malgré des décennies passées en tant que pur concepteur.
Lawrence Stroll, propriétaire milliardaire, a investi massivement, mais ces reports illustrent les pièges des nouvelles règles. L’équipe risque de ne pas exploiter les trois jours alloués à Barcelone pleinement.
Les nouvelles réglementations au cœur des retards
Les règlements 2026 transforment radicalement la F1 : châssis plus compacts et légers, moteurs hybrides égalitaires, aérodynamique active simplifiée. Ces changements exigent une refonte complète, provoquant des retards chez plusieurs équipes.
- Poids minimum réduit : 768 kg, obligeant à repenser la structure pour éviter les surcharges.
- Puissance électrique accrue : Près de 50 % du total, avec suppression du MGU-H.
- Nouveaux entrants : Audi et Cadillac accélèrent, tandis que les historiques comme Aston peinent.
- Shakedown limité : Trois jours max par équipe sur cinq, pour optimiser les ressources.
Pour plus de détails sur ces évolutions, consultez l’explication officielle de la FIA sur le site F1.
Aston Martin, avec son partenariat Honda, doit valider l’ensemble propulsion-châssis rapidement, sous peine de handicap en essais bahreïnites.
Comparaison avec les autres équipes et implications
Mercedes roule déjà sa W17, affichant une maturité précoce. Audi impressionne par sa préparation, tandis que Ferrari mise sur le kilométrage selon Fred Vasseur.
Williams opte pour une stratégie virtuelle, évitant les risques inutiles. Aston Martin suit une voie hybride, avec présence logistique mais roulage différé.
Ces absences soulignent une hétérogénéité : les leaders technologiques avancent, les ambitieux trébuchent. Pour Aston, viser le podium en 2026 passe par une accélération post-Barcelone. Autosport confirme ces infos, notant l’urgence pour l’équipe de Stroll.
Les observateurs attendent des fuites sur les performances, malgré le huis clos.
Malgré ces reports, les attentes autour d’Aston Martin demeurent élevées grâce à Newey et Honda. Un démarrage prudent à Barcelone pourrait préserver des ressources pour Bahreïn, où les enjeux seront cruciaux avant le coup d’envoi de la saison. Cette stratégie, si validée, positionnerait l’équipe pour une montée en puissance rapide, évitant les pièges d’un lancement précipité. L’avenir dira si ce choix paie dans une année de révolution technique.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.