La shakedown pré-saison de Formule 1 à Barcelone pour 2026 a marqué le coup d’envoi des activités piste pour les nouvelles monoplaces. Organisée sur cinq jours au Circuit de Barcelona-Catalunya, cette session à huis clos permettait à chaque équipe de choisir trois jours parmi les cinq disponibles. Aston Martin, malgré des retards importants, a tenu sa promesse de participer jeudi et vendredi avec sa nouvelle AMR26.
L’objectif principal n’était pas la performance, mais l’accumulation de kilomètres et la validation des nouvelles unités de puissance 2026. Aston Martin a réussi à faire rouler sa voiture, première création supervisée par Adrian Newey, équipée du moteur Honda et d’une boîte de vitesses maison.

Le contexte de la shakedown à Barcelone
Cette shakedown, avant les tests officiels à Bahreïn en février, visait à dial-in les power units inédites de 2026. Les équipes disposaient de trois jours maximum, sans chronométrage officiel l’après-midi pour éviter toute course à la performance.
Williams a été la seule absent totale, victime de retards sur sa FW48. McLaren et Ferrari ont sauté le lundi pour commencer mardi. Les sept autres écuries, dont Red Bull et Mercedes, ont roulé dès lundi dans des conditions fraîches mais sèches.
Isack Hadjar (Red Bull) a devancé Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) aux temps officiels du midi lundi. L’accent était mis sur la fiabilité des nouveaux moteurs, avec des designs radicalement différents : active aérodynamique, batteries plus puissantes et châssis allégés.
Pour Aston Martin, cette semaine représentait un jalon crucial. Passant de Mercedes à Honda en tant qu’équipe usine exclusive, le team de Silverstone visait à valider son AMR26, fruit du nouveau tunnel aérodynamique et de la direction technique de Newey.
Les défis d’Aston Martin avant la piste
Aston Martin a couru contre la montre. Des rapports indiquaient un retard de quatre mois sur le design, forçant le team à manquer lundi et mardi. Un porte-parole avait confirmé l’intention de rouler « jeudi et vendredi » auprès d’Autosport.
Les changements étaient massifs : nouvelle réglementation, partenariat Honda, boîte maison après des années Mercedes, et restructuration avec Andy Cowell en rôle liaison moteur, plus l’arrivée de Newey et Enrico Cardile. Mike Krack, directeur piste, parlait de « changements énormes pour nous en tant qu’équipe usine ».
La logistique a été héroïque. L’AMR26 a été acheminée jeudi depuis Birmingham vers Gérone via un Antonov An-12BP de 1972, opéré par Cavok Air. Ce vol de trois heures a permis d’arriver à temps, malgré des nuits blanches en usine.
Malgré ces obstacles, le team est fier. Krack : « Nous sommes arrivés un peu tard, mais nous y sommes parvenus. Nous pouvons être fiers de cette réussite. »
Les premiers tours de l’AMR26
Jeudi après-midi, Lance Stroll a inauguré l’AMR26, première F1 Newey chez Aston. Quelques tours seulement – cinq selon certains – avant un arrêt à l’entrée des stands, suspecté électrique ou capteur. Pas de drapeau rouge sur piste.
L’AMR26 se distingue par son airbox triangulaire aux « cornes vikings », clin d’œil aux designs Newey passés comme la McLaren MP4-20 de 2005.
Vendredi, Fernando Alonso a pris le relais pour 61 tours, matin et après-midi. Focus sur le kilométrage et la fiabilité initiale. Stroll : « Ça faisait du bien d’être dans le cockpit pour la première fois cette année. La voiture se sentait bien. »
Aston totalise environ 65 tours, dans la moyenne basse mais précieux pour une première.
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Pilotes impliqués :
- Lance Stroll : jeudi, ~5 tours
- Fernando Alonso : vendredi, 61 tours
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Objectifs atteints :
- Validation power unit Honda
- Feedback pilotes sur handling
- Intégration systèmes
Réactions des pilotes et de l’équipe
Les pilotes ont salué ces débuts. Alonso : « C’est toujours un moment spécial de piloter une nouvelle voiture pour la première fois. Nous avons bouclé un programme solide avec beaucoup de kilomètres. C’est encore tôt, beaucoup de travail avant Melbourne en mars. »
Stroll ajoutait : « Nous avons fait quelques tours en fin de journée et la voiture se sentait bien. J’ai hâte de la reprendre à Bahreïn. »
Mike Krack soulignait l’émotion : « Faire vivre l’AMR26 à Barcelone a demandé un gros effort. Avoir les deux pilotes avec leurs retours est clé pour nos préparatifs. Nous apprenons à intégrer avec Honda. Ils sont racers, ouverts aux challenges. »
Ces mots reflètent l’optimisme malgré les aléas. Le team se tourne vers Bahreïn pour plus de données.[1][2]
Perspectives pour les tests de Bahreïn et la saison 2026
L’AMR26 sera lancée le 9 février, avant les tests Bahreïn dès le 11. Ces deux journées à Barcelone valident les bases, mais le vrai travail commence.
Aston vise le podium en 2026 avec Newey, Honda et ambitions de Lawrence Stroll. Les premiers tours montrent une intégration réussie, malgré retards.
Pour plus de détails, consultez le communiqué officiel d’Aston Martin ou l’analyse sur Motorsport.com.
Ces débuts modestes mais positifs positionnent Aston Martin comme outsider sérieux. La saison démarre à Melbourne en mars : l’AMR26 saura-t-elle transformer ces premiers tours en résultats concrets ? Le team en est convaincu, et Bahreïn dira plus.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.