Andretti Global est « proche » de rendre un verdict sur l’ajout d’une quatrième voiture pour la 110e édition de l’Indy 500, prévue en mai 2026 sur l’Indianapolis Motor Speedway. Ron Ruzewski, team principal de l’équipe, a indiqué que les discussions sont avancées et qu’une annonce pourrait intervenir sous peu. Cette potentielle extension de la lineup actuelle, composée de trois pilotes à temps plein, vise à renforcer la présence d’Andretti lors du joyau de la couronne de l’IndyCar Series.
L’équipe a pris l’habitude d’aligner une entrée one-off ces cinq dernières années avec Marco Andretti, qui a annoncé sa retraite durant l’intersaison. Malgré ce départ, l’organisation envisage toujours d’expérimenter pour « The Greatest Spectacle in Racing ». Ruzewski insiste sur le fait que cette quatrième voiture doit être « value-added » et non une distraction.[1][2]

L’historique des entrées supplémentaires chez Andretti
Andretti Global a multiplié les initiatives one-off à l’Indy 500 ces dernières années, démontrant une stratégie flexible pour maximiser ses chances sur l’oval mythique. Marco Andretti, membre de la dynastie familiale, a piloté cette voiture additionnelle depuis cinq éditions, apportant son expérience malgré des résultats mitigés.
Cette approche a permis à l’équipe de tester des configurations spécifiques pour l’Indy 500, tout en préservant les ressources pour la saison complète. Avec la retraite de Marco, l’équation change, mais l’équipe dispose toujours du châssis utilisé récemment.
Ruzewski, récemment nommé directeur d’équipe comme rapporté sur Pitstop Insight, veut éviter toute dispersion. « A fourth car at Indy needs to be value-added and not a distraction », a-t-il déclaré à Motorsport.com.
Historiquement, ces entrées ont boosté la visibilité d’Andretti, notamment lors de qualifications serrées. En 2025, Marco avait frôlé le top-12, soulignant le potentiel.
L’équipe aligne actuellement Kyle Kirkwood, Marcus Ericsson et Will Power, ce dernier remplaçant Colton Herta pour 2026. Une quatrième voiture pourrait porter le total à quatre pour l’événement phare.
Cette tradition s’inscrit dans une lignée plus large en IndyCar, où des équipes comme Chip Ganassi ont souvent ajouté des autos pour l’Indy 500.
Colton Herta, le candidat évident
Colton Herta émerge comme le favori pour ce baquet hypothétique. L’Américain, qui a quitté Andretti durant l’intersaison, a enchaîné sept départs à l’Indy 500 et connaît parfaitement l’équipe.
Actuellement test driver pour le programme Cadillac F1 et engagé en Formule 2 chez Hitech TGR, Herta bénéficie d’un calendrier libre ce week-end-là. Les manches de F2 à Bahreïn et Arabie Saoudite ont été annulées en raison du conflit au Moyen-Orient.
Sa présence au Grand Prix d’Arlington ce week-end, pour soutenir ses ex-équipiers Ericsson, Kirkwood et Power, renforce les liens. TWG Motorsports, propriétaire d’Andretti et impliqué avec GM sur Cadillac F1, facilite cette option.
« I would be remiss to say he wasn’t someone we would consider », admet Ruzewski, tout en pesant le « big picture » pour Herta.
Herta, 25 ans, a brillé en IndyCar avec des poles et victoires, mais son passage en Europe le prépare pour un retour opportun. Une entrée à Indy 500 alignerait ses programmes sans conflit.
D’autres pilotes ont contacté Ruzewski, mais Herta semble le « lock », selon les observateurs.[2]
Les déclarations de Ron Ruzewski
Ron Ruzewski, team principal, est au cœur des discussions. « We’re still actively discussing what is the best thing to do for the Indy 500 because it needs to be value-added », a-t-il expliqué.
Il espère « firm something up » dans la semaine, soulignant la nécessité d’une décision rapide. Le téléphone de Ruzewski n’arrête pas de sonner avec des pilotes intéressés.
Fraîchement arrivé chez Andretti après un passage tumultueux chez Penske, Ruzewski apporte son expertise. Le patron d’Andretti insiste : « Rien n’est acquis » pour ses pilotes, comme il l’a réaffirmé récemment concernant Ericsson face à Dennis Hauger.
Ses propos reflètent une approche pragmatique, priorisant la performance globale de l’équipe en 2026.
Ruzewski évalue aussi l’impact sur les programmes des candidats, comme pour Herta en F2 et F1.
Cette transparence renforce la crédibilité d’Andretti dans un paddock compétitif.
Le contexte de la saison IndyCar 2026
La saison 2026 marque un tournant pour Andretti avec l’arrivée de Will Power au volant du n°26, aux côtés de Kirkwood (n°27) et Ericsson (n°28). Power, double champion et vainqueur des 500 Miles, remplace Herta.
L’équipe INDY NXT est aussi au taquet, défendant son titre avec Lochie Hughes et d’autres. Ces ressources pourraient soutenir une entrée supplémentaire à Indy.
Le plateau de l’Indy 500 se dessine avec 32 voitures attendues, incluant des retours comme Conor Daly chez DRR confirmé récemment. Andretti pourrait combler un spot vacant.[3]
Les nouveautés comme le Grand Prix d’Arlington testent déjà la forme, avec Ericsson en pole et Power en apprentissage.
Cette dynamique positionne Andretti pour briller sur ovals, où l’expérience compte.
Une décision positive boosterait les ambitions pour les 500 Miles, événement clé du calendrier.
L’Indy 500 reste le Graal, et Andretti, avec son héritage familial, vise haut. Une quatrième voiture avec Herta serait un coup stratégique, alignant passé et futur. Les fans attendent l’annonce imminente, qui pourrait modeler le champ des partants. Reste à voir si cela se concrétisera avant les essais de mai.[1]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.