Andrea Stella, team principal de McLaren, insiste pour que la Formule 1 continue à communiquer ouvertement les détails des nouveaux règlements 2026 auprès des supporters. Ces règles représentent l’un des plus grands bouleversements de l’histoire de la discipline, avec un châssis plus léger et compact, ainsi qu’un partage quasi égal entre moteur à combustion interne et énergie électrique.[1][2]
La gestion de l’énergie deviendra centrale, modifiant profondément les stratégies de course. Stella met en garde contre une apparence “étrange” des dépassements si les fans ne comprennent pas ces nouveautés.

Les principaux changements des règlements 2026
Les voitures de 2026 seront plus courtes, plus étroites et plus légères, avec un empattement raccourci pour une meilleure agilité en virage. Les pneus Pirelli seront plus fins de 18 pouces, réduisant la traînée et le poids total. Les arches de roues avant disparaissent pour un design épuré.
La power unit reste un V6 turbo hybride de 1,6 litre, mais avec un équilibre 50/50 entre thermique et électrique. La puissance électrique triple, tandis que le MGU-H (récupération de chaleur) est supprimé pour plus de pertinence route et moins de poids. Les carburants durables avancés, issus de capture de carbone ou de déchets, seront obligatoires.
Les planchers passent d’effets de sol complexes à des versions plus plates, avec des diffuseurs étendus pour compenser la perte d’appui. Les ailerons avant et arrière sont simplifiés, sans poutre arrière. Cela vise à faciliter le suivi en réduisant les turbulences.
Ces évolutions promettent des courses plus serrées, avec moins d’appui aérodynamique global et des hauteurs de caisse plus élevées. Les équipes devront innover pour optimiser ces nouveaux paramètres.[2]
La batterie se recharge deux fois plus par tour via freinage et levée de pied, offrant de nouveaux outils tactiques aux pilotes.
Le mode overtake : au-delà du DRS
Le mode overtake remplace le DRS traditionnel. Activé quand un pilote est à moins d’une seconde du précédent à un point de détection, il fournit une énergie électrique supplémentaire (+0,5 MJ) et maintient la puissance maximale de 350 kW plus longtemps. Cela crée un delta de vitesse sur les longues lignes droites.
Contrairement au DRS qui agissait sur l’aéro, l’overtake mode mise sur la puissance électrique. Un pilote peut récolter de l’énergie (recharge) pendant que l’autre la déploie, expliquant des dépassements “faciles” ou inattendus. George Russell anticipe des “overtakes in obscure locations”, tandis que James Vowles parle d’un style “différent de ce qu’on connaît”.[1]
La gestion d’énergie devient une variable clé de course. “Il est important que les spectateurs comprennent pourquoi un dépassement semble si facile, ou que la batterie d’une voiture est pleine tandis que celle d devant est vide”, explique Stella.
Ce système pousse les pilotes à planifier : récolte en lift-off ou super clipping (récolte à fond à la fin d’une ligne droite). Disponible une fois par tour suivant l’activation.
Pour plus de détails sur ces termes, consultez l’explication officielle de la F1.[3]
Les stratégies évolueront, avec des boosts utilisables en attaque ou défense.
L’aérodynamique active et ses modes
L’aérodynamique active concerne les ailerons avant et arrière, pilotés depuis le volant. En “straight mode” (zones définies, comme le DRS), les volets s’ouvrent pour réduire la traînée et booster la vitesse de pointe. Tous les pilotes y accèdent chaque tour.
Puis, en “corner mode”, les ailerons reviennent à haute incidence pour l’appui en freinage et virage. L’auto-fermeture intervient au freinage ou après une distance limite, évitant les erreurs.
Cela impacte la consommation : ailes fermées = plus d’énergie dépensée. La voiture descend plus bas, provoquant du raclage (grounding). “On entendra les pilotes radio ‘il y a beaucoup de grounding maintenant’”, prédit Stella.[1]
- Straight mode : basse traînée sur lignes droites.
- Corner mode : haut appui en courbes.
- Recharge : récolte automatisée ou manuelle.
Ces modes combinés à l’overtake mode multiplient les opportunités de dépassement. L’article complet sur Motorsport.com détaille ces points.[1]
L’appel d’Andrea Stella pour une communication claire
Stella insiste sur l’explication de ces scénarios complexes. “L’exploitation de la power unit comme variable de course et de dépassement sera cruciale pour communiquer aux spectateurs”, dit-il. Sans cela, les courses paraîtront “bizarres”.
Les fans doivent saisir l’énergie : récolte vs déploiement, batteries pleines/vides. Cela maintient l’engagement et le spectacle qui a fait exploser la popularité de la F1.
Andrea Stella rejoint Russell et Vowles dans les alertes sur un racing transformé. La FIA devra vulgariser via graphiques, onboards et commentaires.
Cette transparence évite la confusion lors des premières courses 2026. Les équipes comme McLaren préparent déjà ces évolutions.
Une bonne communication renforce la croissance récente de la F1.
Ces règlements 2026 visent plus de spectacle et de durabilité, avec quatre motoristes en lice. L’enjeu pour la FIA : rendre accessible cette révolution technique.
En expliquant bien, la F1 gardera ses fans captivés face à ces nouveautés. Les premières images des prototypes promettent déjà du show, à condition que tous comprennent les coulisses.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.