Andrea Kimi Antonelli et le changement de suspension Mercedes à Imola

F1

Andrea Kimi Antonelli, le rookie Mercedes en Formule 1, a récemment expliqué comment un changement de suspension arrière introduit à Imola lui a coûté “deux ou trois mois” de développement lors de sa première saison. Ce tweak, inspiré de la McLaren MCL39 dominante, visait à améliorer les performances à basse vitesse et les problèmes de température des pneus arrière. Malheureusement, il a provoqué une instabilité à l’arrière de la voiture.

Alors que George Russell a pu s’adapter grâce à son expérience, Antonelli a souffert davantage. Après un début prometteur, sa forme s’est effondrée au début de la saison européenne, minant sa confiance. Mercedes a fini par revenir à l’ancienne configuration, permettant à l’Italien de rebondir en fin de saison.

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Le contexte du changement technique à Imola

Mercedes a apporté une modification à la géométrie de la suspension arrière lors du Grand Prix d’Émilie-Romagne à Imola, en mai. L’objectif était clair : corriger le manque de performance à basse vitesse et les soucis de température des pneus arrière, en s’inspirant directement de la McLaren MCL39, leader de la catégorie.

Cette mise à jour a été testée dans un contexte où Mercedes cherchait à rattraper son retard. Les ingénieurs pensaient que cela résoudrait des faiblesses récurrentes observées depuis le début de la saison 2025. Cependant, l’instabilité introduite à l’arrière s’est rapidement manifestée.

George Russell, avec son expérience, a réussi à contourner partiellement les problèmes en ajustant son pilotage. Mais pour un rookie comme Antonelli, âgé de seulement 18 ans au début de l’année, l’adaptation a été beaucoup plus ardue.

Le retour à l’ancienne suspension a marqué un tournant. Antonelli a pu reconstruire sa confiance progressivement, terminant sa saison rookie sur une note solide.

Cette décision illustre les risques des évolutions techniques en pleine saison, surtout pour une équipe en phase de reconstruction comme Mercedes.

L’impact sur la saison d’Antonelli

Après un début encourageant, incluant des performances notables aux premières courses, la forme d’Antonelli s’est écroulée juste après Imola. Il a perdu du terrain en qualifications et en course, avec une confiance en berne.

Le pilote italien a décrit une période difficile où il pilotait “super tendu”, incapable de progresser. Cela a coïncidé parfaitement avec l’introduction de la nouvelle suspension, confirmant le lien direct.

Comparé à Russell, Antonelli a eu plus de mal à adapter son style de pilotage. Les données montrent une chute marquée dans ses temps au tour et ses positions sur la grille lors des six courses suivantes.

  • Points clés de la slomp :
    • Perte de confiance après Imola.
    • Difficultés spécifiques à l’arrière instable.
    • Incapacité à générer de la température dans les pneus.
    • Retour à la normale post-réversion.

Ce contretemps a coûté cher en momentum, freinant son apprentissage en pleine saison européenne.

Le témoignage d’Andrea Kimi Antonelli

“Je pense que j’ai perdu de bons deux ou trois mois de progrès”, a récemment confié Antonelli. “Évidemment, j’ai lutté plus avec l’arrière que George. J’ai eu plus de mal à m’adapter, surtout à mon style de pilotage.”

Il a ajouté : “C’était une période difficile car je perdais constamment confiance, je pilotais super tendu et je luttais vraiment pour progresser. Si j’aurais pu m’adapter mieux ou revenir plus tôt à l’ancienne suspension, ça aurait été différent.”

Antonelli regrette de ne pas avoir bâti son élan plus tôt. Miami avait été un highlight avec sa pole position, mais Imola a tout inversé.

Dans une interview plus détaillée sur Motorsport.com, il insiste sur la consistance de la voiture avant Imola, qui lui avait permis de gagner en assurance.

Ce retour personnel souligne la maturité du jeune pilote, capable d’analyser froidement les causes de son slump.

Les réactions au sein de Mercedes

Andrew Shovlin, directeur technique en piste chez Mercedes, voit le bon côté des choses. “Kimi est maintenant un pilote de Grand Prix beaucoup plus complet”, affirme-t-il. L’amélioration la plus notable concerne les qualifications.

“On s’attendait à ce que les longs relais soient les plus durs, mais il a été fort dès le début”, explique Shovlin. “La performance sur un tour a demandé plus de travail. Apprendre à faire confiance aux pneus et à générer de la température tôt était clé.”

Il loue aussi la capacité d’Antonelli à décrire le comportement de la voiture, un atout majeur. Le pilote construit une base de données sur les effets des réglages.

  • Progrès soulignés par Shovlin :
    1. Meilleure compréhension du weekend de course.
    2. Apprentissage du dosage de l’attaque (ex. : Budapest où il a forcé).
    3. Pas de répétition des erreurs une fois apprises.

Shovlin conclut : “On est très bien avec lui globalement.”

Leçons tirées et perspectives pour 2026

Cette expérience a renforcé Antonelli, le rendant plus résilient. Mercedes en sort avec des leçons sur les mises à jour risquées pour un rookie.

L’équipe a réagi vite en revenant à l’ancienne spec, prouvant son écoute. Pour 2026, avec les nouveaux règlements, la stabilité sera primordiale.

Antonelli pourrait viser le top 5 régulier l’an prochain, fort de cette saison d’apprentissage accéléré. Son intégration chez Mercedes semble solide.

Toto Wolff avait prédit un pic en 2030, mais ce setback forcé a accéléré sa maturité. Comme noté dans Autosport Top 50 de 2025, il montre des flashes prometteurs.

Cette histoire rappelle que la F1 tolère peu d’erreurs pour les jeunes talents. Antonelli en sort grandi, prêt pour les défis à venir. Mercedes peut compter sur lui pour la suite du projet.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.