Fernando Alonso, star de la Formule 1, a tenu à féliciter son compatriote Marc Marquez pour sa conquête du titre MotoGP 2025. Dans un documentaire produit par la chaîne espagnole DAZN, le double champion du monde de F1 a qualifié les performances du pilote Ducati d’exceptionnelles. Marquez a dominé le championnat après être passé sur une Ducati d’usine, bouclant un retour triomphal depuis son grave accident à Jerez en 2020.
Ce septième titre MotoGP pour Marquez arrive après une période difficile marquée par des opérations multiples et une Honda peu compétitive. Alonso, qui a lui-même traversé des années de disette, souligne la force mentale requise pour rebondir ainsi.

Le parcours difficile de Marc Marquez avant 2025
Marc Marquez a subi un accident majeur à Jerez en 2020, qui a altéré sa carrière avec une blessure à l’épaule. Il a manqué le reste de la saison et a été gêné par des complications en 2021 et 2022. En 2023, une fracture du pouce au Grand Prix du Portugal a ajouté à ses malheurs.
Malgré tout, Marquez a refusé l’idée de la retraite. Au lieu de cela, il a opté pour un pari audacieux en rejoignant Gresini sur une Ducati satellite en 2024. Ce choix a porté ses fruits immédiatement, avec des victoires qui lui ont valu un siège d’usine chez Ducati pour 2025.
Cette saison, il a dominé sans partage, prouvant sa supériorité sur la Desmosedici. Son talent naturel, combiné à une discipline de fer, l’a propulsé vers un septième titre mondial.
Alonso compare cela à une poignée d’athlètes dans l’histoire du sport. Comme détaillé dans cet article d’Autosport, le pilote Aston Martin insiste sur l’aspect mental.
Les compliments d’Alonso sur la résilience de Marquez
« C’est exceptionnel parce qu’à part le talent naturel que tu peux avoir en tant que pilote, il faut une force mentale et une discipline extraordinaires », a déclaré Alonso. Il ajoute : « Il n’y a pas de ‘personne normale’, c’est pour ça que je dis que c’est exceptionnel d’aller cinq ans sans titre et de ne pas perdre une once de détermination, d’esprit compétitif, et bien sûr de talent. »
Le pilote espagnol souligne la difficulté d’améliorer une version déjà championne du monde. « S’améliorer sur un champion du monde est très difficile. Se mettre en tête et avoir la discipline de s’améliorer tous les jours pour surpasser cette version, je pense que peu de gens peuvent le faire. »
Alonso, âgé de 44 ans, voit en Marquez un miroir de sa propre carrière. Tous deux ont lutté contre du matériel inadapté, chez Honda pour Marquez comme chez McLaren pour lui dans les années 2010.
Cette admiration transparaît dans le documentaire DAZN, où Alonso dresse un parallèle poignant entre leurs trajectoires.
Parallèles entre les carrières d’Alonso et de Marquez
Alonso a conquis deux titres F1 consécutifs avec Renault en 2005-2006, stoppant la domination de Michael Schumacher chez Ferrari. Il a frôlé le titre avec Ferrari en 2010 et 2012, mais a souffert de machines peu compétitives.
Son passage chez McLaren en 2015, avec un moteur Honda défaillant, l’a poussé à une pause en F1. Il est revenu en 2021 avec Alpine, puis Aston Martin en 2023, sans victoire depuis 12 ans malgré huit podiums en 2023.
Marquez, comme Alonso, a connu des doutes existentiels face à une Honda déclinante. « Quand tu n’as pas gagné depuis un moment ou que tu n’as pas le bon équipement, que ce soit la moto ou, dans mon cas ces dernières années, la voiture pour être au top, il faut se parler à soi-même beaucoup à la maison », confie Alonso.
Il décrit les entraînements solitaires : gym, vélo pendant trois heures, regards sur les cicatrices, visionnage de vidéos passées pour se rappeler sa vraie valeur.
Ce processus mental est crucial, selon lui, pour rester motivé sans résultats.
La joie du retour au succès après l’adversité
Alonso se souvient de son retour en F1 : « Aux premiers tests, je pensais performer comme deux ans avant, mais le chronomètre disait quelques dixièmes de moins. » Il explique le reset cognitif nécessaire après une pause.
« Les secondes étapes, ou quand tu réussis une seconde fois, sont très différentes de la première », note-t-il. Les pilotes, habitués à gagner depuis l’enfance, doivent réapprendre.
En 2023, ses podiums avec Aston Martin étaient « une explosion de joie », contrairement à Verstappen ou Perez. Pareil pour Marquez en 2024 : podiums célébrés avec danse et chapeau, malgré la pression sur Martin et Bagnaia.
Cette perspective humble rend les succès plus savoureux, conclut Alonso. Pour en savoir plus sur la saison MotoGP, consultez cet article sur Crash.net.
Ces mots d’Alonso résonnent comme un hommage mérité à Marquez, dont le titre 2025 inspire toute la communauté motorsport. Leur résilience commune montre que la grandeur naît souvent de l’adversité.
À l’aube de 2026, on se demande si Marquez et Alonso sauront encore briller, prouvant que l’âge et les épreuves ne freinent pas les plus grands. Leur mental d’acier reste une leçon pour tous les pilotes.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.