Fernando Alonso garde une confiance absolue en Adrian Newey, le patron d’Aston Martin, malgré une pré-saison 2026 chaotique pour l’équipe de Silverstone. Les nouvelles réglementations F1 ont chamboulé la hiérarchie, mais les signaux actuels placent Aston Martin loin derrière la concurrence. Le pilote espagnol balaie les doutes : Newey n’a pas « oublié » comment concevoir une voiture de Formule 1 après plus de 30 ans de domination.
Les problèmes se sont accumulés dès le début des préparatifs, avec un partenariat Honda en usine et l’arrivée de la légende Newey début 2025. Alonso, champion du monde, insiste sur le châssis, domaine de prédilection du Britannique. Pourtant, les essais hivernaux à Bahreïn ont révélé des lacunes criantes, alimentant les inquiétudes.

Les déboires de la pré-saison pour Aston Martin
Le programme en soufflerie a démarré avec quatre mois de retard, en mi-avril 2025, handicapant gravement l’équipe. Cela a forcé Aston Martin à entrer en piste tardivement lors du shakedown collectif à Barcelone, seulement le quatrième jour. Les autres écuries avaient déjà accumulé des kilomètres précieux, laissant les Verts sur la touche.
À Bahreïn, les tests ont confirmé les soucis. Le premier jour, un problème de puissance moteur a limité Lance Stroll à 36 tours seulement. Alonso a fait mieux le lendemain avec 98 tours, mais son temps était le deuxième plus lent de la journée.
Le troisième jour a été un nouveau coup dur : une panne mécanique a privé l’équipe de la plupart des sessions. Stroll a lâché dans une interview pessimiste : « nous sommes à quatre secondes ». Ces incidents soulignent des faiblesses récurrentes en fiabilité.[1][2]
Malgré les attentes élevées autour du duo Honda-Newey, l’unité de puissance pose encore problème. L’équipe peine à comprendre les nouvelles règles. Ces retards techniques placent Aston Martin en position délicate avant le début de saison.
La confiance inébranlable d’Alonso en Newey
Alonso n’a pas hésité quand on lui a demandé si sa confiance en l’équipe tenait toujours : « yeah ». Il met surtout l’accent sur le châssis : « il n’y a pas de point d’interrogation là-dessus ».
Après 30 ans de domination, avec 12 voitures championnes à son actif, Newey ne va pas tout oublier en un an, assure le pilote. « Je ne sais pas où nous en sommes en termes de châssis et d’adhérence, mais même si nous ne sommes pas à 100 % maintenant, nous le serons bientôt. »
L’Espagnol relativise les soucis moteur : plus complexes à appréhender avec les regs 2026. « Nous devons donner du temps, comprendre où nous sommes et, si nous sommes derrière, progresser vite. » Pour en savoir plus sur ses déclarations, lisez l’interview complète ici.
Cette sérénité tranche avec les performances actuelles. Alonso mise sur la magie Newey pour inverser la tendance.
Le leadership de Newey vu par Pedro de la Rosa
L’ambassadeur Aston Martin, Pedro de la Rosa, vante le leadership « incontestable » de Newey. Depuis son arrivée, l’équipe est alignée : « c’est la plus grande différence ».
Après une journée difficile à Bahreïn, Newey a pris la parole en débriefing technique. « Son leadership est si fort que tout le monde sait quoi faire. Personne ne conteste. »
De la Rosa insiste : « quand tout va bien, pas besoin de leader ; c’est quand ça va mal qu’on en a un. » Cela canalise les ressources dans une seule direction, inspirant l’équipe.
Il refuse la panique : « nous ne sommes pas contents, mais pas inquiets ». Avec Newey, c’est un tournant. Découvrez les détails de la livrée AMR26 sous Newey.
Perspectives et défis pour la saison 2026
Aston Martin entre dans l’ère 2026 avec de grandes ambitions, mais les tests révèlent un retard. Le shakedown à Barcelone limité et les pannes à Bahreïn freinent le momentum.
Pourtant, l’équipe bénéficie d’un moteur Honda officiel et du génie Newey. Les progrès en soufflerie et en simulateur pourraient payer plus tard.
Les rivales comme Mercedes ou Ferrari avancent, mais la F1 reste imprévisible sous nouvelles règles. Aston doit résoudre fiabilité et performance rapidement.
Les observateurs attendent des mises à jour en saison. Newey a déjà admis un « backfoot » initial, mais promet des avancées.
Aston Martin n’est pas encore perdu. Avec Alonso au volant et Newey aux commandes, le potentiel de rattrapage existe. La saison révélera si le Britannique opère sa magie habituelle, transformant les difficultés en triomphes. L’équipe doit transformer ces leçons en vitesse pure pour viser le podium.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.