Alex Palou disputera son 100e départ en série IndyCar ce week-end lors des Good Ranchers 250 à Phoenix Raceway, où il s’élancera depuis la 10e position sur la grille.[1][2] Le pilote espagnol de 28 ans arrive à ce rendez-vous historique sur une lancée exceptionnelle, après avoir remporté l’ouverture de la saison 2026 à St. Petersburg la semaine dernière. Cette victoire, obtenue avec un écart record de 12,4948 secondes sur le circuit temporaire de 1,8 mile, confirme sa domination incontestée.
Depuis son arrivée en IndyCar en 2020, Palou a transformé une carrière prometteuse en une légende naissante. Avec quatre titres de champion, dont les trois derniers consécutifs, et une victoire aux 500 miles d’Indianapolis en 2025, il incarne l’excellence dans la discipline.[1]

Le parcours fulgurant de Palou en IndyCar
Alex Palou a débarqué en IndyCar en 2020 avec Dale Coyne Racing pour une saison rookie marquée par un podium et deux top 10. Cette première année a posé les bases d’une ascension rapide, démontrant déjà son talent sur les circuits routiers et ovales. Malgré un matériel modeste, il a su tirer son épingle du jeu, annonçant le potentiel d’un futur champion.
En rejoignant Chip Ganassi Racing en 2021, Palou a explosé tous les compteurs. Sur 85 départs avec l’équipe, il affiche un taux de victoire de 23,5 %, avec 20 succès sur 11 pistes différentes. Ses statistiques impressionnent : 71 top 10 en 85 courses, soit 83,5 %. Cette régularité s’explique par une adaptation parfaite aux exigences variées de l’IndyCar, des rues de St. Petersburg aux ovales comme Phoenix.[1]
Au total, en 99 départs avant Phoenix, Palou cumule 20 victoires, 45 podiums, 58 top 5, 74 top 10, 12 poles et 1 788 tours en tête. Ces chiffres soulignent une progression constante, culminant avec le titre 2025 et l’Indy 500. Sa capacité à briller sous pression, comme lors de sa récente victoire à St. Petersburg – première back-to-back depuis Sébastien Bourdais en 2017-2018 –, le place au sommet.
Phoenix Raceway représente un défi oval classique où Palou excelle. Lors des tests récents, il s’est montré compétitif, confirmant sa forme. La piste de 1 mile, avec ses banking prononcés, testera sa gestion des pneus Firestone, récemment adaptés pour plus de performance.[3]
Enfin, ce 100e départ arrive à un moment idéal pour Palou, qui vise un cinquième titre. Sa préparation minutieuse avec Ganassi, incluant simulations et analyses data, le positionne pour un week-end mémorable.
La domination chez Chip Ganassi Racing
L’association Palou-Chip Ganassi est l’une des plus fructueuses de l’histoire récente de l’IndyCar. Dès 2021, le pilote espagnol a conquis trois titres consécutifs, un exploit rare. En 85 départs, ses 20 victoires couvrent une variété de circuits, prouvant sa polyvalence. Ganassi lui fournit un environnement idéal, avec une ingénierie de pointe et une stratégie affûtée.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 23,5 % de victoires et 83,5 % de top 10. Palou mène souvent les tours en tête, comme lors de ses succès à Laguna Seca ou Iowa en 2025. Cette saison 2026 démarre sur les mêmes bases, avec une pole partagée à Iowa et des victoires clés.[3]
Chip Ganassi Racing récompense cette loyauté par des investissements continus, comme le partenariat Sunoco pour 2026, axé sur les carburants renouvelables. Palou bénéficie aussi d’une cérémonie émouvante à Phoenix pour son Indy 500 2025, renforçant les liens. Pour plus sur les tests à Phoenix, consultez notre couverture du doubleheader NASCAR-IndyCar.
Malgré des rumeurs F1 passées, Ganassi a confirmé la fidélité de Palou à l’IndyCar. Cette stabilité paie, avec des performances constantes qui défient la concurrence.
Au panthéon des légendes avec 20 victoires en 100 départs
Palou rejoint un club exclusif : neuf pilotes ayant au moins 20 victoires en leurs 100 premiers départs. Avec 20 succès, il égale Rick Mears, quatre fois vainqueur des Indy 500. Son quatre titres avant ce jalon le place aux côtés d’A. J. Foyt et Sébastien Bourdais, auteurs de quatre titres consécutifs en Champ Car.
Voici le top des pilotes avec le plus de victoires en 100 départs :
- Sébastien Bourdais : 31
- A. J. Foyt : 29
- Mario Andretti : 27
- Ralph DePalma : 26
- Tommy Milton et Earl Cooper : 21 chacun
- Alex Palou, Rick Mears et Tony Bettenhausen : 20 chacun[1]
Palou se distingue par sa jeunesse : à 28 ans, il est le plus jeune du groupe, seul Mario Andretti ayant atteint ce seuil avant 30 ans (à 29). Cette précocité évoque les grands noms de l’open-wheel américain.
Comparé à Bourdais, Palou partage la victoire d’ouverture consécutive. À Phoenix, il pourrait ajouter à son palmarès, face à David Malukas en pole. L’article sur Malukas détaille ses ambitions.
Phoenix 2026 : un rendez-vous clé pour la saison
Les Good Ranchers 250 à Phoenix marquent le retour de l’IndyCar sur cet ovale emblématique. Palou, 10e sur la grille, vise la victoire pour consolider son avance au championnat. La piste, avec ses 1 mile et ses virages bancés, exige une maîtrise des drafts et des restarts.[4]
David Malukas, en pole, défie les favoris avec Team Penske. Sa motivation est palpable, comme il l’exprime : prêt à devenir « Big Dave ». Palou, confiant malgré sa position, table sur sa stratégie Ganassi pour remonter.
Le contexte du doubleheader avec NASCAR ajoute de l’attrait, attirant un large public. Les nouveaux pneus Firestone, testés avec succès par Rossi et Palou, promettent du spectacle. Analyse des vainqueurs de St. Petersburg montre la forme de Palou.
Ce week-end pourrait voir Palou entrer dans l’histoire avec une 21e victoire en 100 départs.
Palou aborde Phoenix avec sérénité, prêt à célébrer son centième départ par une performance de champion. Sa trajectoire fulgurante suggère que les records continueront de tomber, challengant les légendes. Pour l’IndyCar, ce pilote espagnol redéfinit les standards de dominance, promettant une saison 2026 passionnante où il visera un quintuplé historique.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.