La tension était palpable dans le regard d’Alex Marquez ce samedi 25 octobre 2025 à Sepang. Malgré une deuxième place sur le podium du sprint malaisien, le pilote espagnol n’arborait pas le sourire radieux qu’on aurait pu attendre. Dans ses déclarations post-course, il a levé le voile sur un état d’esprit marqué par la nervosité, avouant avoir disputé cette course sprint sans jamais pouvoir se relâcher. Une confession rare dans le paddock MotoGP qui témoigne de la pression immense qui pesait sur ses épaules avant de valider mathématiquement sa place de vice-champion du monde. Cette performance, combinée à celle de son coéquipier Fermin Aldeguer sur la troisième marche du podium, a permis à Gresini Racing de réaliser un doublé historique qui restera gravé dans les annales de la saison 2025.
Le contexte particulier de ce week-end malaisien, marqué par l’absence du champion du monde Marc Marquez, son frère aîné, ajoutait une dimension supplémentaire à l’enjeu sportif. Pour Alex, décrocher cette deuxième place du championnat derrière Marc représente bien plus qu’une simple ligne sur son palmarès : c’est la consécration d’une saison exceptionnelle de régularité et de performance au guidon de sa Ducati Gresini.

Alex Marquez révèle la nervosité vécue pendant le sprint de Sepang en MotoGP 2025
Les mots prononcés par Alex Marquez dans la zone mixte après le sprint de Sepang ont résonné avec une sincérité brutale. “J’étais tendu sur la moto”, a-t-il confié aux journalistes présents. “J’étais nerveux, je ne pensais qu’à cette deuxième place…” Cette franchise tranche avec les discours habituellement mesurés des pilotes de haut niveau, qui préfèrent généralement minimiser la pression psychologique.
La nervosité du pilote espagnol s’expliquait par l’enjeu mathématique du week-end. Avec 97 points d’avance sur Marco Bezzecchi et 104 sur Pecco Bagnaia avant le sprint, Alex Marquez savait qu’une bonne performance à Sepang pouvait lui permettre de verrouiller définitivement la deuxième place du championnat. Il ne restait que 111 points à distribuer sur les trois dernières courses, et le calcul était simple : 14 points suffiraient pour sceller son destin de vice-champion.
Cette pression s’était déjà manifestée lors des courses précédentes. Depuis le GP de Motegi au Japon, Alex Marquez avait adopté une approche plus conservatrice, privilégiant la constance et l’accumulation de points plutôt que la prise de risques. À Phillip Island, cette stratégie défensive l’avait contraint à brider son potentiel, ce qui avait pesé sur ses performances. Le pilote Gresini l’avait d’ailleurs reconnu avant le week-end malaisien : “De mon propre aveu plus prudent depuis Motegi, afin d’assurer les points nécessaires pour assurer mon statut de vice-champion.”
Mais à Sepang, malgré cette nervosité paralysante, Alex Marquez a su délivrer une performance solide. Derrière un Francesco Bagnaia intouchable qui a mené la course du premier au dernier tour avec 2,5 secondes d’avance, l’Espagnol a maintenu son rythme pour franchir la ligne en deuxième position. Cette deuxième place n’était peut-être pas spectaculaire, mais elle était suffisante pour atteindre l’objectif fixé : la validation mathématique de la vice-championnat du monde.
La libération émotionnelle qui a suivi cette confirmation a été immédiate. “Maintenant que c’est fait, que Marc et moi terminons aux deux premières places de ce championnat MotoGP, je vais m’employer à profiter au maximum des dernières courses avant de penser à préparer la saison prochaine”, a déclaré Alex, le soulagement perceptible dans sa voix. Cette phrase marque un tournant psychologique : débarrassé du poids de la pression, le pilote Gresini pouvait enfin envisager les deux derniers GP avec une approche plus offensive.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.