Adrien Van Beveren a vécu un Dakar 2025 intense et contrasté. Dès les premières étapes, le pilote français de Honda a dû composer avec des incidents techniques et des chutes qui ont compliqué sa progression. Pourtant, fidèle à son mental d’acier, il a su rebondir pour signer un podium final mémorable.
Le Nordiste, qui fêtait ses 34 ans le 4 janvier, visait un résultat de premier plan en Arabie Saoudite. Sa déclaration post-étape sur une erreur de navigation a rapidement fait le buzz, soulignant les défis immenses de cette édition.

Un début de rallye chaotique
La première étape a été un rude coup pour Van Beveren. Dès le quinzième kilomètre, englué dans la poussière, il heurte un buisson et passe par-dessus sa moto. Sans blessure grave, il repart, mais la commande du road-book est endommagée.
Forcé de manipuler manuellement sa tablette pour naviguer, il perd un temps précieux. Les 400 km de spéciale deviennent un calvaire entre arbustes et nuages de poussière. Il termine 8e, à 14’44 du vainqueur Daniel Sanders.
“Je suis passé par-dessus la moto assez vite. Je ne me suis pas du tout fait mal”, expliquait-il alors. Mais le handicap navigationnel est clair : “Ça a dû tomber en panne avec la chute. Je n’avais plus de bouton pour dérouler le road-book”.
Cette erreur de navigation précoce l’a relégué à la 8e place au général. Un départ en vrille qui rappelait ses difficultés passées, mais Van Beveren restait déterminé : “Maintenant, il faut relever la tête”.
Les péripéties s’enchaînent en étape 2
L’étape vers Alula n’a pas épargné le Français. Égaré vers le 140e km dans les cailloux, il rate les traces et concède du temps. Puis, après le ravitaillement, un tronc d’arbre dissimulé provoque une chute violente.
“Quand tu voles, tu te dis que le Dakar peut s’arrêter là”, lâche-t-il à l’arrivée. L’airbag sauve la mise, et il boucle 10e, à 9 minutes de Sanders, maintenant leader.
Huitième au général à 14’09, Van Beveren évite de regarder le classement : “Je ne regarde pas. Il n’y a rien à regarder là”. Il attend les sables, son terrain de prédilection.
Ces incidents soulignent la rudesse du Dakar 2025, avec une navigation impitoyable dès le début. Le pilote Honda, habitué aux podiums, sait que 4000 km restent à parcourir.
La remontée vers le podium
Malgré les coups durs initiaux, Van Beveren a ouvert la piste sur de nombreux kilomètres. Triple vainqueur de l’Enduro du Touquet, son expérience paie dans les dunes.
À l’approche de l’étape 12, il attaque fort. “Zéro regret”, déclare-t-il à l’arrivée à Yanbu, sur le deuxième podium de sa carrière après sa 2e place en 2024.
“Une course de fou. Le plus dur Dakar que j’ai certainement fait. Niveau kilométrage de navigation, une intensité exceptionnelle”, ajoute-t-il. Derrière Sanders et Schareina, il boucle 3e au général.
Ses petites erreurs, comme deux chutes, n’entament pas sa satisfaction. Il a tout donné, prouvant sa résilience.
Les temps forts en chiffres
- Étapes marquantes : 8e en étape 1 (perte 14’44”), 10e en étape 2 (perte 9’).
- Kilomètres en ouvreur : Le plus élevé du peloton motos.
- Podium final : 3e, à l’image de 2024.
- Âge au départ : 34 ans, le jour de son anniversaire.
Ces stats illustrent une course disputée, où la navigation a fait la différence. Pour en savoir plus sur son premier gros incident, consultez l’article de L’Équipe.
Perspectives pour l’avenir
Van Beveren termine avec panache, confirmant son statut de top pilote. Ce Dakar 2025, le plus exigeant à ses yeux, renforce sa légende.
“Il m’a peut-être manqué un peu de réussite, de rythme sur le début”, admet-il sur le site officiel du Dakar. Mais zéro regret, tout simplement.
Ce podium ouvre des horizons pour 2026. Le Français, avec Honda, visera-t-il la victoire suprême ? Le désert nous le dira. Une performance qui inspire et motive les fans de rallye-raid.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.