Adrien Van Beveren aborde sa onzième participation au Dakar avec une confiance inédite. À 35 ans, le pilote français de Honda affiche une forme physique et mentale optimale, comme il l’a confié à L’Équipe à Yanbu, en Arabie saoudite. Après deux podiums consécutifs en troisième place lors des éditions 2024 et 2025, il rêve de la victoire suprême.
Sur son casque, il a gravé son mantra : « Golden times », les temps dorés. Ce message personnel symbolise sa conviction d’être dans ses meilleures années. Sans prétention ni pression excessive, Van Beveren se prépare à dompter les 4800 km de spéciales prévus du 3 au 17 janvier.

Une préparation exigeante tout au long de l’année
Van Beveren n’a pas ménagé ses efforts cet été. Il a enchaîné les entraînements intensifs, alternant musculation, vélo et moto. Chaque jour, il pratiquait un bi-entraînement rigoureux, complété par du yoga matinal, des étirements et une nutrition stricte.
Malgré une lourde chute au Portugal en septembre, suivie d’une participation diminuée au Rallye du Maroc mi-octobre, il n’éprouve aucune séquelle. Au contraire, cette épreuve l’a renforcé. « J’ai vraiment été très exigeant avec moi pendant tout l’été », explique-t-il.
Sa sérénité mentale est un atout majeur. Les sollicitations médiatiques et les obligations avec les sponsors ne le déstabilisent plus. L’expérience de dix Dakars précédents lui permet d’aborder la course avec recul.
Cette préparation holistique cible aussi la tête. Van Beveren a musclé son cou pour mieux encaisser les chocs. Il apprécie cette tranquillité qui contraste avec la pression des dernières semaines avant le départ.
Un palmarès impressionnant au Dakar
Adrien Van Beveren est une légende vivante du rallye-raid. Sa dixième participation en 2025 lui a valu ce statut, scellé par un troisième rang. Il a déjà gravi deux fois le podium ces deux dernières années.
Triple vainqueur de l’Enduropale du Touquet, il excelle sur les terrains variés. Pourtant, la victoire au Dakar lui échappe encore. Deux marches le séparent du graal.
Ses performances récentes prouvent sa progression. En 2025, il a tenu tête aux meilleurs malgré les difficultés. La navigation reste un défi, mais son expérience le rend confiant.
« Je sais la difficulté du Dakar et je m’y prépare. Si je ne gagne pas, j’aurai tout fait pour y arriver, je n’aurai pas de regrets », assure-t-il. Cette maturité le distingue.
Les principaux rivaux sur la ligne de départ
La concurrence s’annonce féroce. L’Australien Daniel Sanders (KTM), vainqueur 2025, domine la saison. Presque intouchable, il vise un doublé.
Tosha Schareina (Honda), dauphin de Sanders au championnat du monde et en Arabie saoudite, est un coéquipier redoutable. Ricky Brabec (Honda), double lauréat (2020, 2024), complète le trio Honda.
- Daniel Sanders : Tenant du titre, maître de la vitesse pure.
- Tosha Schareina : Jeune Espagnol en pleine ascension.
- Ricky Brabec : L’Américain expérimenté, seul multiple vainqueur à moto.
Van Beveren sait que la course réserve des surprises. Navigation hasardeuse, chutes ou pannes peuvent tout changer. Mais sa préparation le place en pole.
Pour en savoir plus sur ses adversaires, consultez cet article de La Voix du Nord.
Perspectives d’avenir au-delà de 2026
Triomphe ou non, Van Beveren n’envisage pas la retraite immédiate. « Je souhaite que ce ne soit pas mon dernier Dakar, je le referai au moins en 2027 », projette-t-il. 2028 pourrait marquer la fin.
La catégorie auto l’attire, mais il n’est pas pressé. À moto, il se sent encore compétitif et veut en profiter. Ces « temps dorés » s’étendent sur plusieurs saisons.
Son engagement chez Honda reste solide. Le HRC mise sur lui pour la victoire française tant attendue. Suivez son parcours sur le site officiel du Dakar.
Adrien Van Beveren incarne la persévérance. Prêt physiquement et mentalement, il aborde le Dakar 2026 sans regrets possibles. Que ce soit pour la victoire ou un nouveau podium, sa détermination inspire. Les temps dorés pourraient bien devenir réalité.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.