Adrien Van Beveren, pilote français engagé sur Honda, a conclu le 48e Dakar Rallye en Arabie saoudite à la sixième place du classement général motos. Cette performance arrive après deux troisièmes places en 2024 et 2025, dans une édition remportée de justesse par l’Argentin Luciano Benavides (KTM), qui a devancé l’Américain Ricky Brabec (Honda) pour seulement deux secondes.[1][2]
Malgré une déception évidente, Van Beveren tire des enseignements positifs de cette course intense, marquée par des péripéties en première semaine et une solide seconde période. « On dit souvent qu’un Dakar terminé est une forme de victoire », confie-t-il, tout en appelant de ses vœux une troisième semaine qui n’a pas eu lieu.

Une première semaine chaotique et pleine d’embûches
La première semaine du Dakar 2026 a été un calvaire pour Adrien Van Beveren. Difficultés à trouver le bon rythme, chutes et incidents mécaniques ont rythmé ses journées. Parmi les mésaventures notables, une botte de fil de fer s’est emmêlée dans sa roue, compliquant sérieusement sa progression.
Ces incidents l’ont relégué loin au général, loin des ambitions initiales. Van Beveren, habitué aux avant-postes, a dû composer avec une confiance ébranlée après un crash au Portugal lors d’une épreuve préparatoire. Cette période a testé sa résilience mentale autant que physique.
Malgré tout, il n’a jamais abandonné. Chaque étape apportait son lot de leçons, comme lors de la deuxième spéciale où il termine dixième, déclarant : « Pas facile aujourd’hui, mais c’est le Dakar. »[3]
Les conditions désertiques extrêmes, avec dunes et navigation piégeuse, ont amplifié ces difficultés. Van Beveren a ouvert la piste à plusieurs reprises, usant ses pneus et son énergie.
Cette phase mouvementée a servi de tremplin involontaire pour la suite.
Renaissance en seconde semaine : une victoire d’étape et de la régularité
La seconde semaine a marqué un tournant décisif. Van Beveren a retrouvé son mordant, remportant notamment la dixième étape devant Ricky Brabec, qui prenait alors la tête provisoire du général.[4] Cette première victoire française en moto de l’édition a boosté le pilote Honda.
« J’ai été dans le coup tous les jours », souligne-t-il, avec des performances solides comme une troisième place à la septième étape. Sa vitesse sur terrains variés, des wadis aux dunes, a impressionné.
Voici les temps forts de cette période :
- Étape 7 : 3e place, meilleur résultat jusqu’alors.
- Étape 10 : Victoire éclatante, revenant dans la course au top 5.
- Étape 12 : Deuxième à partir après son coéquipier.
- Étape 13 : 5e, consolidant sa sixième place finale.
Cette régularité lui a permis de grappiller des places, terminant à 1h04 du vainqueur.
Le classement final : un podium historique serré
Luciano Benavides a créé la sensation en renversant tout lors de la dernière étape. Parti avec 3 minutes 20 de retard sur Brabec, il a profité d’une erreur de navigation de l’Américain dans les derniers kilomètres. L’article de L’Équipe détaille ce coup de théâtre.
Le podium final motos :
- Luciano Benavides (KTM)
- Ricky Brabec (Honda) à 2 secondes
- Tosha Schareina (Honda) à 25 min 12 s
- Daniel Sanders (KTM)
- Adrien Van Beveren (Honda) à 1h04
Ce résultat, le plus serré de l’histoire avec deux secondes d’écart, souligne l’intensité du rallye.[1]
Van Beveren, nordiste originaire de l’Audomarois, est salué pour sa ténacité. France Bleu Nord rapporte son retour en grâce.
Perspectives et leçons pour 2027
À 40 ans, Adrien Van Beveren voit dans cette sixième place un tremplin. La reconstruction de confiance post-Portugal a pris du temps, mais paie désormais. Il vise un retour plus fort en 2027 avec Monster Energy Honda HRC.
Son équipe souligne sa transformation : « Adrien est un pilote différent de la première semaine », notent-ils après l’étape 10. Les prochaines épreuves du World Rally-Raid Championship seront cruciales.
Van Beveren conclut : « C’est ça que je vais retenir pour revenir en 2027. Je pense que j’avais pris un petit coup sur la tête au Portugal, reprendre la confiance après un crash comme ça a pris du temps. »
Cette édition confirme son statut de valeur sûre du rallye-raid.
Terminer un Dakar est déjà une victoire, et pour Van Beveren, cette 6e place augure d’un avenir prometteur. Avec sa détermination retrouvée, le Français pourrait viser le podium en 2027, dans un championnat toujours plus compétitif dominé par Honda et KTM. Les fans attendent avec impatience ses prochaines aventures.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.