Adélaïde candidate pour le premier grand prix MotoGP sur circuit urbain en 2027

MotoGP

Le MotoGP australien vit une période de transition majeure. Après des décennies à Phillip Island, le circuit emblématique risque de perdre sa place sur le calendrier à partir de 2027. Le gouvernement de Victoria a rejeté la proposition de déplacer l’épreuve vers Albert Park, forçant MotoGP Sports Entertainment à explorer d’autres options.[1][2]

L’Australie-Méridionale, avec Adélaïde en tête de pont, a saisi cette opportunité. Une offre ambitieuse pour un circuit urbain, premier du genre en MotoGP, fait l’objet de discussions avancées. Carlos Ezpeleta, directeur sportif de MotoGP, s’est rendu sur place récemment, et une annonce pourrait intervenir dans les prochains jours.[1]

adelaide-street-race-motogp_0.jpg

Le refus du Victoria et la fin annoncée de Phillip Island

Le gouvernement victorien a clairement écarté l’idée de déplacer le MotoGP à Albert Park. Ce circuit, déjà dédié à la Formule 1, ne pouvait pas accueillir une seconde épreuve majeure selon Jacinta Allan. Comme nous l’avons détaillé dans notre article sur cette décision, Victoria préfère investir dans des améliorations à Phillip Island.

Malgré cela, la contre-proposition n’a pas convaincu les promoteurs. Le contrat actuel expire fin 2026, et l’événement d’octobre de cette année devrait être le dernier. Phillip Island, à 140 km au sud de Melbourne, a accueilli le grand prix australien pendant près de 30 ans.

Les négociations ont été tendues. MotoGP cherchait un nouveau souffle, critiquant les infrastructures vieillissantes du circuit côtier. Les vents forts et les conditions imprévisibles en font un lieu mythique, mais les coûts d’entretien pèsent lourd.

Steve Dimopoulos, ministre du Tourisme et des sports, a insisté : le MotoGP reste à Phillip Island si Victoria augmente son soutien financier. Pourtant, les signes pointent vers un départ définitif.

Cette situation rappelle d’autres pertes de circuits iconiques, comme le Sachsenring en Superbike. Les fans craignent la fin d’une ère, mais l’évolution du calendrier MotoGP impose des choix pragmatiques.

L’offre ambitieuse de l’Australie-Méridionale

L’Australie-Méridionale voit dans le MotoGP une chance de briller internationalement. Le gouvernement de Peter Malinauskas prépare un dossier plus attractif que celui du Victoria. « Nous ne nous lancerons pas dans une guerre des enchères », a déclaré le Premier ministre.[3]

La visite de Carlos Ezpeleta à Adélaïde mardi dernier marque un tournant. Le dirigeant, l’un des plus hauts responsables de MotoGP, évalue le projet sur place. Une conférence de presse est attendue jeudi.

Ce n’est pas la première tentative de l’État. L’Australie-Méridionale vise les événements majeurs pour booster le tourisme. The Bend, circuit permanent à une heure d’Adélaïde, sert de plan B.

L’offre inclut des garanties financières solides et une vision à long terme. Contrairement à Mandalika en Indonésie, qualifié de semi-urbain, Adélaïde promet un vrai circuit de rue.

Les autorités locales soulignent l’expérience passée. Adélaïde a déjà organisé des courses spectaculaires, prouvant sa capacité logistique.

Le projet de circuit urbain à Adélaïde

Adélaïde miserait sur un tracé urbain autour de l’ancien complexe des stands de Formule 1. Ce layout, utilisé jusqu’en 1995 pour le grand prix F1, mesure environ 3,2 km avec 14 virages. La chicane Senna reste un souvenir marquant.

Aujourd’hui, il accueille les Supercars, démontrant sa viabilité. Adapter aux normes MotoGP modernes nécessitera des zones de décélération et barrières renforcées. Les promoteurs estiment cela réalisable d’ici 2027.

Voici les atouts potentiels d’un tel circuit :

  • Spectacle intense : Virages serrés et proximité du public pour des sensations uniques.
  • Accessibilité : Centre-ville, hôtels et transports à portée de main.
  • Économie locale : Afflux touristique massif, comme lors de l’ère F1.
  • Innovation : Premier vrai street race en MotoGP, au-delà de Mandalika.

Les défis ne manquent pas. La sécurité prime, et les rues étroites exigent des modifications coûteuses. Les fans de Phillip Island déplorent la perte du cadre naturel.

Malgré tout, le projet décrit en détail par Autosport excite. Il pourrait redéfinir le grand prix australien.

Implications historiques et pour l’avenir du MotoGP

Adélaïde a une riche histoire en sport moto. De 1985 à 1995, son circuit urbain a accueilli la F1, avec des victoires légendaires comme celle de Nigel Mansell en 1986. Ce retour symbolique ravirait les puristes.

Pour MotoGP, cela diversifie le calendrier. Après Assen et Mugello, un street race ajouterait du piquant. Les pilotes comme Fermín Aldeguer, récemment en vue, testeraient leurs limites en ville.

Les réactions sont mitigées. Sur Reddit, certains doutent d’un aménagement rapide.[4] D’autres y voient une évolution nécessaire face aux coûts croissants.

Le WorldSBK pourrait suivre vers The Bend dès 2028. Cette migration renforce l’Australie-Méridionale comme hub motorsport.

Globalement, cela illustre la pression économique sur les circuits permanents. MotoGP cherche des venues rentables et innovantes.

Cette possible arrivée à Adélaïde ouvre un nouveau chapitre excitant pour le MotoGP. Si confirmée, elle marquera 2027 comme l’année du premier street race officiel. Les fans attendent l’annonce officielle, qui pourrait transformer le paysage des Grands Prix Down Under. Phillip Island restera dans les mémoires, mais l’avenir s’écrit à Adélaïde, promettant du spectacle inédit. En savoir plus sur [The Race].

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.