Le 15 février 1976, le Daytona 500 offrait un spectacle inoubliable avec un duel épique entre deux légendes de la NASCAR : David Pearson, surnommé le « Silver Fox », et Richard Petty, « The King ». Ces deux pilotes, auteurs ensemble de dix titres de champions et 305 victoires en Cup Series, se disputaient la victoire dans les tours finaux. Pearson pilotait la Mercury n°21 des Wood Brothers, tandis que Petty était au volant de la Dodge STP n°43.[1]
Ce « Great American Race », 18e édition, voyait Petty mener 40 des 200 tours et Pearson 37. Ils avaient lapé tout le peloton, transformant la piste en un duel à deux. La tension culmina dans le dernier tour, marquant l’histoire du sport automobile.

Le contexte du duel Pearson-Petty
David Pearson et Richard Petty étaient les rivaux ultimes de la NASCAR des années 1970. Ensemble, ils ont terminé 63 fois premier et second dans des courses Cup, Pearson l’emportant 33 fois contre 30 pour Petty. Leur affrontement au Daytona 500 de 1976 s’inscrivait dans cette rivalité légendaire.
La course débuta sous un ciel clair, avec des températures atteignant 25°C. Ramo Stott décrocha la pole, mais ce fut A.J. Foyt qui mena le plus de tours (66) avant son abandon moteur. Les incidents jalonnèrent la journée, comme l’accident au tour 112 impliquant Johnny Ray et Skip Manning.
Petty et Pearson prirent le contrôle en fin de course. Ils roulaient roue dans roue, lapping les autres concurrents sans effort. Pearson suivait Petty de près, attendant le moment parfait pour attaquer.
Ce duel isolé rappela les grandes batailles d’antan, bien avant les rivalités modernes comme Larson-Hamlin. La piste de Daytona, avec ses 2,5 miles, offrait l’espace idéal pour ce combat de titans.
Le déroulement de la course
Dès les premiers tours, Buddy Baker, Darrell Waltrip et Pearson se battirent pour la tête. Foyt remonta depuis l’arrière pour dominer, menant 68 tours au total. Son abandon libéra la voie aux leaders.
Petty passa en tête pour 40 tours, Pearson pour 37. Benny Parsons compléta le podium avec 16 tours en tête. La vitesse moyenne fut de 245 km/h, malgré les cautions.
Un accident majeur au tour 112 mit fin à la carrière de Johnny Ray. Ces interruptions maintinrent la pression sur les pilotes de tête.
Dans les 50 derniers tours, Pearson et Petty creusèrent l’écart. Ils lapèrent le field entier, roulant seuls sur la piste haute bankée.
- Tours menés par Petty : 40
- Tours menés par Pearson : 37
- Distance totale : 804 km
- Vitesse moyenne : 245 km/h[1]
L’incident final légendaire
Au dernier tour, Pearson lança son attaque au backstretch, slingshotant sous Petty avant le virage 3. Un lapped car bloquait la ligne intérieure, forçant Pearson à monter.
Petty tenta de repasser dessous, mais ses pneus glissèrent. Le pare-chocs arrière de la Dodge heurta l’avant de la Mercury de Pearson. Les deux autos partirent en tête-à-queue.
Pearson percuta le mur bétonné le premier, sa voiture dévastée glissant vers les pits. Petty heurta aussi le mur, puis dégringola dans l’herbe à 50 yards de l’arrivée.
L’équipage de Petty courut pour pousser, mais trop tard. Pearson redémarra sa Mercury fumante et traversa la ligne à environ 30 km/h, victorieux dans un chaos surréaliste.
« Il m’a passé, et il a dû lever le pied, alors je suis passé dessous », expliqua Petty, essoufflé. « Quand j’ai fait ça, l’avant a lâché et l’a mis en travers. »
Pearson, en Victory Lane, minimisa : « Il voulait gagner comme moi. C’était un incident de course. »[2]
Vous pouvez revivre ce final mythique en regardant la vidéo complète ici.
L’héritage et l’hommage en 2026
Cette victoire reste inégalée dans l’ère moderne de la NASCAR, avec ses règles strictes. Pearson, avec 105 victoires en Cup, et Petty (200) sont les plus titrés.
Pour les 50 ans, Josh Berry pilote la Ford n°21 des Wood Brothers au Daytona 500 2026 avec une livrée spéciale Motorcraft/Quick Lane homage à Pearson. Ce dimanche 15 février, Berry vise à honorer cette histoire.
La page Wikipédia de la course détaille tous les faits. Cet événement inspire encore, rappelant l’essence brute du stock-car.
Les fans se divisèrent alors entre « Silver Fox » et « The King ». Aujourd’hui, il unit le sport autour d’un moment pur.
Cette finale à 20 mph symbolise la détermination. Pour 2026, Berry pourrait-il créer un nouveau chapitre ? Le Daytona 500 reste imprévisible.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.