Tyler Reddick et l’équipe 23XI Racing vivent un début de saison exceptionnel en NASCAR Cup Series 2026. Avec quatre victoires en seulement six courses, ils défient les pronostics dans une ère dominée par la parité grâce à la NextGen car introduite en 2022. Les triomphes à Daytona, Atlanta, Circuit of the Americas (COTA) et Darlington Raceway placent l’équipe au sommet.[1][2]
Ce parcours inattendu, qualifié de « dream run » par les observateurs, récompense le travail de Billy Scott et de l’équipe n°45. Malgré quelques réserves sur la diversité des circuits, cette série impressionne par sa régularité.

Les quatre victoires qui font l’histoire
La première victoire est survenue lors des Daytona 500, un superspeedway emblématique où le chaos règne souvent. Tyler Reddick a su naviguer dans les drafts pour l’emporter, marquant les esprits dès la course d’ouverture.[3]
À Atlanta, sur un superintermediate, Reddick a triomphé dans une course folle en double overtime, même sans pare-chocs avant. Ce doublé initial a propulsé 23XI au leadership précoce. Pour en savoir plus sur ce doublé historique, consultez notre analyse dédiée.
La troisième arrive à COTA, un circuit routier où Reddick excelle historiquement. Premier pilote à remporter les trois premières courses de la saison, il a tenu tête à Shane van Gisbergen sur les 20 derniers tours. Détails complets dans notre article sur cette victoire historique à COTA.[4]
Enfin, Darlington, piste unique en forme d’œuf, voit Reddick l’emporter malgré une panne d’alternateur dès le premier tour. Quatrième succès en six départs, il devient le troisième pilote à réaliser cet exploit.
Ces résultats ne sont pas dus au hasard :
- Daytona 500 : Victoire en superspeedway.
- Atlanta : Superintermediate chaotique.
- COTA : Circuit routier dominant.
- Darlington : Oval mythique surmontant l’adversité.
Surmonter l’adversité à Darlington
Dès le premier tour à Darlington, Reddick a bottomé out, tuant son alternateur et privant la voiture de refroidissement. Il a couru toute la course sans ce mécanisme vital.
Au milieu de la deuxième stage, il remonte le peloton. En stage trois, le dilemme : changer la batterie et perdre la position, ou tout couper pour économiser.
« Nous sommes arrivés à ce point difficile en stage trois où nous devions soit jouer safe et changer la batterie en perdant toute notre position, soit rester et couper tout ce qui me gardait au frais », a expliqué Reddick. Les 100 derniers tours ont été « brutalement chauds ».
Malgré la chaleur extrême, il refuse de pit et combat. « Quand Billy m’a demandé si j’étais prêt à rester avec tout éteint, j’étais à fond parce que je voulais vraiment gagner ici. Avec la voiture aussi bonne, j’ai pris le risque. »
Cette résilience paie : victoire et avance massive au championnat.
Les circuits forts de Reddick et 23XI
Reddick minimise les caveats : « C’est juste les pistes où je suis fort et où nos voitures le sont. Atlanta, COTA, Darlington – je suis le meilleur là-bas selon moi, plus que Homestead ou Charlotte. »
Le calendrier 2026 offre d’autres opportunités :
- Deux dates sur l’oval de Charlotte.
- Retour à Chicagoland, où il brillait en O’Reilly Auto Parts.
- Autres circuits routiers et intermédiaires.
En 2024, ils avaient déjà montré du potentiel. « Si on continue, qui sait ? Je prends une semaine à la fois », dit-il.
Les propriétaires Denny Hamlin et Michael Jordan savourent. « C’est badass », rit Reddick. Hamlin : « Même les équipes legacy rêvent d’un tel départ. Pour une start-up comme nous, c’est du gâteau dans le ciel, mais ça arrive en assemblant les bonnes personnes. »
Avantage au championnat et faiblesses restantes
Avec 95 points d’avance sur Ryan Blaney – l’équivalent d’une course et demie –, Reddick bénéficie d’un bonus de 25 points pour le champion régulier avant les playoffs.
Hamlin identifie les short tracks comme unique faiblesse. Prochaine course : Martinsville. « Si je gagne là, le monde va s’arrêter », plaisante Reddick.
Pour plus de contexte sur les résultats précoces, voir le récap officiel NASCAR.[2]
Cette série transforme 23XI en menace sérieuse pour le titre.
Ce démarrage de rêve positionne 23XI comme favori précoce, prouvant que la parité NextGen n’empêche pas la domination. Martinsville testera leur polyvalence, mais avec Reddick au volant, tout est possible. Les playoffs s’annoncent épiques si cette forme persiste.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.